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Le journal d'une fille du Sud de Nelly Pérez, publié chez NUM Éditeur.
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LIRE UN EXTRAIT :
LE JOURNAL D'UNE FILLE DU SUD - RÉSUMÉ
 

« Le premier secret que je souhaiterais te confier est que tout est vrai. Toi lecteur, mon complice bien-aimé, ne dis à personne que tout ce bordel n’arrive qu’aux autres et mords goulûment ceux qui oseraient en démentir l’évidence. À l’heure où je te parle, je vis au Canada, à Montréal. Nous sommes le 17 novembre 2012, il est 5 h 08.  Ce n’est pas d’alcool dont ma tête est imbibée mais d’un rêve prétentieux qui m’ordonne d’écrire ce journal. Je suis ce que l’on appelle « une fille du sud ». Originaire de Carcassonne en France, j’ai grandi dans le trou du cul du Languedoc Roussillon, dans un bled fièrement montré du doigt : Conques-sur-Orbiel. Quoi tu connais pas ? C’est normal, personne connaît. »

 

EXTRAIT
 

(...)  Nous continuons notre chemin en direction de la Plaça Real. J’adore cette place avec ses belles arcades. À admirer de préférence en journée car mal fréquentée dès la tombée de la nuit. Sur les fauteuils d’osier, nous posons nos fessiers et consultons la carte des festivités. Un charmant jeune homme à mèche eldorado, les bras tatoués et répondant à la chantante voix d’Italie, « Giovanni », nous servit nos sangrias. Au moment de régler la note, il me sembla de circonstance de compléter le pourboire par mon numéro de portable. Giovanni m’appela tard dans la nuit à la fin de son service, tirant de son nid « coucouroucoucou » la chouette qui ne dormait pas. Le hasard fait si bien les choses parfois, il n’habitait qu’à deux rues de chez nous. J’avais espoir de découvrir un petit paradis embaumé de bolognaise, ouvert sur un balcon fleuri de tableaux Botticelli; au lieu de quoi je me retrouvai au beau milieu de la mafia italienne. Six ritals vivaient là, dans un bordel à peine descriptible : défilé de petits sachets blancs destinés à la pesée, pour une file d’attente de consommateurs anxieux aux nez renifleurs, de la longueur d’un train de fret. Quand je pense que tout ce trafic se passe pratiquement en bas de chez moi et que je n’en soupçonnais pas l’existence il y a encore cinq minutes ! Ça alors ! Si j’avais su, je serais venue plus tôt.

 

Ma rencontre avec la petite Italie du Raval coïncidait avec la découverte de la Sal. La Sal est LA discothèque d’été à ne manquer sous aucun prétexte, si vous passez à Barça à cette époque de l’année. Giovanni ne m’y accompagnait jamais, pour des raisons blablabla dont il faisait état, sans que je ne consente à écouter ses sérénades plus barbantes qu’hypnotiques. Les filles et moi étions bien trop occupées à dénicher la tenue de putain qui nous servirait d’appât savant, dans notre temple de débauche à ciel ouvert. Letta était inscrite sur un site internet, noms, prénoms, mensurations, qui nous donnait gracieusement accès au beach bitch club de la zone hot de Barcelone. À notre arrivée à la Sal, en tant qu’habituées quasi blasées de toutes les pistes de danse de tous les quartiers desservis par les taxis, nous n’avions aucune attente particulière. La surprise n’en fut que meilleure. Discothèque d’extérieur, plantes, fleurs exotiques, piscine et maîtres-nageurs. Je me noie, sauvez-moi, sauvez-moi...

 

Derrière le bar, en maillot de bain et extension ficelle pour les plus téméraires, jeunes hommes et jeunes femmes sont au service de la populace assoiffée. Laisse ton regard se porter vers le fond du club et gravis sans méfiance les marches en céramique. Elles te mèneront pudibondes, aussi innocentes que la paille conductrice, vers le zinc incendiaire. Trois chupitos nous sont offerts par la serveuse-faucheuse en chair et en malice, shooter enflammés à la vie à la mort, plus à la mort qu’à la vie à mon humble avis. Nous n’osons porter à nos lèvres le verre brûlant car les flammes des ténèbres détiennent le pouvoir de dompter tous leurs sujets, même les plus intrépides...

BANDE ANNONCE
L'AUTEURE
Nelly Pérez

La création sous quelque forme que ce soit a toujours été au cœur du parcours de cette jeune auteure. En effet Nelly dédie ses années universitaires à l'étude des arts pour embrasser plus tard une carrière de designer graphique. Diplôme dans une main et valise dans l'autre, la demoiselle part à la conquête de sa vie à travers des terres étrangères. Voyages initiatiques qui seront à l'origine de son premier roman : Le journal d'une fille du Sud, de Conques-sur-Orbiel à Montréal.

 

Le journal d'une fille du Sud

Format ePub et Kindle / 246 pages
Collection NUM PASSION
ISBN 978-2-924286-13-5

 

Numérique : 7,99 $ / 5,29 €

Papier : 14,99 $ / 10,49 €

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